Camp d'études scientifiques et d'arts écologiques

Satyrium liparops
(Lepidoptera : Lycaenidae) Papillon

Cet insecte appartient à une famille de papillons diurnes de petite taille aux
espèces fort nombreuses au Québec. Sa répartition géographique s'étend sur
l'ensemble du Canada dans sa partie sud d'un océan à l'autre. Les chenilles se
nourrissent de feuilles d'arbres et d'arbustes de la famille des Rosacées, comme
les cerisiers (Prunus spp) et les Crataegus. Son occurrence est pour le moins
sporadique dans la plupart des régions, mais il ne s'agit pas d'une espèce rare.
Sa période de vol couvre la mi-juin à la mi-août. Sa période d'abondance se
situe au début de juillet. L'entomologiste ou le naturaliste doit chercher
l'espèce parmi les arbustes et arbrisseaux de la lisière des zones boisées.

Il est fascinant d'apprendre que les chenilles des espèces voisines comme
Satyrium titus et Satyrium edwardsii, présentes au Québec, sont associées aux
fourmis puisqu'elles exsudent du miellat, substance très recherchée par ces
dernières.

Raymond Hutchinson

Glaucopsyche lygdamus couperi  (papillon de jour)

Ce petit papillon, qui marie le bleu et le gris, est une présence familière du
début de mai au début de juillet, au moins dans le sud du Québec.
L'entomologiste peut l'apercevoir en train de voler rapidement près de la
végétation presque au niveau du sol. Les chenilles se nourrissent de très
nombreuses espèces de plantes-hôtes, notamment de la famille des légumineuses,
et sont très recherchées par les individus de plusieurs espèces de fourmis. En
effet, elles exsudent une substance sucrée, un ''miellat'', dont se délectent
les fourmis. Celles-ci caressent l'abdomen des chenilles avec leurs antennes
pour les inciter à donner généreusement de la précieuse substance qui fait les
délices des fourmis. À Port-au-Saumon, il faut chercher à repérer ces petits
papillons probablement en juin, peut-être au début de juillet.

Raymond Hutchinson