Camp d'études scientifiques et d'arts écologiques

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dernière modification janvier 2007


Photos:  Henri Goulet   ©  Textes : Rayomd Hutchinson  © Site: Denis Turcotte

Physocephala sp.  (mouche parasite des abeilles)

Selon des observateurs, certaines de ces mouches parasites repèrent un hôte, volent en zigs-zags, s'arrêtent sur l'abdomen de la victime. Elles y pondent un oeuf en plein vol, dit-on. Les oeufs ont de minuscules tigelles, munies de crochets pour s'ancrer dans la cuticule de l'hôte. La larve parasite grandit, la victime s'affaiblit avec les jours qui passent, puis meurt. La pupe de la mouche resterait incrustée dans la ''coquille abdominale'' vide de la victime ou ce qui reste de l'abdomen de celle-ci. Ainsi va la nature à l'insu de nos regards avec ses desseins mystérieux parfois difficiles à comprendre…
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Sericomyia militaris  (mouche à fleurs) 

Sericomyia militaris ressemble à notre guêpe à face blanche (piqure douloureuse), bien que l'imitation ne me semble pas spectaculaire. Ces mouches ont un rôle de recyclage de la matière en décomposition  au stade larvaire et de pollinisation à l'état adulte.  Il reste beaucoup à découvrir à leur sujet, périodes de vol saisonnières et quotidiennes, rencontres des sexes pour l'accouplement, ponte, durée des différents stades du cycle vital, oeuf, larve, pupe, adulte. Bref, ces mouches sont des auxiliaires précieux pour nous à notre insu.… Le campeur peut les observer au camp l' Ere de l'Estuaire. 
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Helophilus sp.   (mouche à fleurs)

Voici une autre belle mouche à fleurs commune sur le terrain du camp.  Il s'agit d'observer les insectes qui butinent sur les fleurs et de ne pas confondre éristales et hélophiles avec les abeilles de nos ruches. Cette mouche peut justement être confondue avec les éristales. Ces deux mouches appartiennent à la tribu des Eristalini. Pour les distinguer, il suffit de retenir les belles lignes longitudinales pâles sur le dessus du thorax des Helophilus, absentes sur celui des Eristalis.
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Calopteryx maculata (demoiselle, libellule)

Existe-t-il une plus belle facon de s'initier à l'étude des insectes que d'aller observer les Calopteryx dans les magnifiques ruisseaux qui coulent non loin du camp de l'Ère de l'Estuaire? Ces libellules au corps rutilant et aux ailes noires comptent parmi les plus beaux insectes de notre faune. Il faut les admirer dans ces décors merveilleux que sont nos cours d'eau dévalant les montagnes charlevoisiennes, pour prendre un peu de repos dans les vallées et les plaines. Leurs bords ciselés sont décorés de plantes herbacées et d'arbustes, surtout des Aulnes, qui cachent une faune aquatique des plus fascinante et mystérieuse.
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Ammophila sp.  (Sphecidae, guêpes solitaire Ammophila)

Voir une ammophile femelle sortir d'un terrier dans un sol sablonneux, puis ''l'accueillir'' à son retour une trentaine ou moins de minutes plus tard, alors qu'elle revient avec une chenille paralysée, c'est tout une scène! Apprendre, de plus, qu'elle introduit sa proie dans son terrier et pond un oeuf sur celle-ci qui servira de nourriture à sa progéniture, voilà qui tient du prodige…
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Bombus ternarius (Hymenoptera : Bombidae, bourdon) 

Parmi la vingtaine d'espèces et plus de bourdons (Bombus) qui peuplent le territoire québécois, celles qui arborent la belle frange de soies jaune orange ou rouge sur une partie de l'abdomen peuvent appartenir à l'une de trois espèces. La plus courante, cependant, est le Bombus ternarius. Cette dernière espèce présente une vaste répartition géographique qui s'étend de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique. L'espèce a été observée à Port-au-Saumon.
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Aeshna sp.(libellule)

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Nebria sp (Coléoptère Carabidae)

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Coléoptère cicindèle ( Port-au-Saumon )

Nous avons observé les chasses des adultes et les terriers des larves au comportement si particulier et unique.  Nous avons eu de ces larves en laboratoire en les installant dans des aquariums vitrés. Nous les avons nourries en leur présentant des insectes, par exemple des fourmis qui couraient à la surface du sol sablonneux placé en terrarium. Les larves postées dans des terriers sablonneux en position verticale la tête à ras la surface du sable n'avaient qu'à happer les fourmis au passage juste au-dessus de leur terrier.
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