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Au cours du mois de juillet, un individu de ce grand papillon migrateur a été observé au cours de quatre ou cinq journées différentes par temps ensoleillé. S'agissait-il du même individu? Nous ne sommes pas en mesure de le confirmer. De toutes les années au cours desquelles j'ai abondamment sillonné la région de Port-au-Saumon (40 kilomètres de rayon), je n'ai jamais vu la plante-hôte du Monarque, soit l'asclépiade (Asclepias syriaca) pour notre province. Inutile de préciser que cette plante est essentielle à la survie du Monarque, à son développement de l'oeuf à l'adulte.
Handfield (1999) signale que l'espèce peut se rencontrer occasionnellement comme migrateur de juin à août dans la région 3. Celle-ci comprend, entre autre, le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Charlevoix-Est est compris dans cette région. Le signalement du Monarque sur le terrain du camp ERE de l'Estuaire peut amener les questionnements suivants. Le ou les individus observés cet été sont-ils des présences accidentelles, des sujets qui se sont égarés de leur trajectoire normale? Ou encore, l'asclépiade pousse-t-il dans Charlevoix-Est? J'orienterais mes recherches dans la région de La Malbaie-Cap-à-l'Aigle avec peu d'espoir d'y trouver la plante-hôte. Mais sait-on jamais! Une bonne partie de cette région repose sur un socle calcaire et la végétation diffère quelque peu de celle de Port-au-Saumon. On rapporte d'ailleurs que des secteurs de Cap-à-l'Aigle ont un micro-climat spécial. Il suffit d'explorer cette région pour voir si l'asclépiade s'y trouve...
Ouvrage cité
Handfield, L. 1999. Le guide des papillons du Québec. Volume 1. Broquet. Boucherville Qc, Canada. 536 pages, plus 123 pages d'illustrations et de photos.
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